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Grille de lecture

Pour un nouveau Paradigme Managérial VBR

Face à la crise financière qui a débuté à l’été 2007 à cause des « subprimes », on s’est souvenu d’une parole d’Albert Einstein : « la plupart des problèmes significatifs que nous avons à affronter ne sont pas solubles dans le même système de pensée que celui dans lequel on se trouvait au moment où on les a créés. » Tout le monde s’était endormi dans la fausse certitude d’un « paradigme » à la fois économique, psychologique, sociologique et financier. Le réveil a été douloureux.

En matière de management beaucoup de dirigeants se rendent bien compte que leurs pratiques managériales sont plus ou moins obsolètes, que leurs modes de communication sont en retard sur l’évolution de la société, que le potentiel humain de l’entreprise n’est pas pleinement utilisé. Alors que des pans entiers de l’activité et de la vie des entreprises ont basculé vers le web et les réseaux sociaux, l’organisation du travail est toujours plus ou moins inspirée par les modèles de productivité Tayloriens.

Comment dans une société où le système de relation à l’autre et à l’environnement est devenue facteur décisif de performance, garder ou reconquérir la maîtrise de la communication ? Comment réinventer le management comme une stratégie pour gérer, en termes de communication, les relations avec l’environnement interne et externe de l’entreprise ?

Il est évidemment plus facile de continuer à faire comme d’habitude… Mais entre-temps l’organisation inappropriée, la pression, la suractivité, continuent à créer leur lot de conflits, de stress, de revendications, de grèves, d’actes désespérés, de situations conflictuelles de toutes sortes, les unes encore plus ruineuses que les autres. Faut-il que les entreprises passent forcément par ces phases de remise en cause du pouvoir pour quʼelles puissent sʼouvrir au changement ? Quelles sont donc les pratiques managériales qui aujourd’hui puissent rendre le travail plus gratifiant, plus efficace et en surplus donner du sens à la vie ?

Lors d’une conférence sur « la désinhibition de l’action », Henri Laborit, médecin, neurobiologiste et éthologue, a commencé sa démonstration avec une brève séquence de film documentaire montrant un serpent qui avance sur un sol caillouteux avec une simple ondulation « serpentine ». Arrivant sur du sable très fin en pente, l’animal adapte sa locomotion en commençant à progresser par des mouvements latéraux en boucle. Et Henri Laborit de conclure : « la première fonctionnalité de base programmée dans un cerveau reptilien, c’est sa capacité d’ adaptation à l’environnement« . D’ailleurs ne serait ce pas d’une manière plus primitive encore le mécanisme redoutable dont disposent déjà bactéries et virus ?
Or, par couches successives, le système nerveux des animaux s’est complexifié avec des périphériques de plus en plus riches. Ce qui restera probablement des travaux de Paul D.MacLean, neurochirurgien, c’est que lʼon retrouve dans le cerveau humain les structures héritées de lʼévolution des espèces (cerveau triunique) et que leur fonctionnement dissocié, voire cloisonné représente un véritable risque pour la coexistence des humains sur cette planète. Comment l’homme avec son « néo-cortex », capable d’abstraction, de conceptualisation, d’association et recombinaison des éléments mémorisés, peut-il en parlant, en communiquant, refaire « intelligemment » le lien avec les mécanismes fondamentaux de son cerveau (archicortex) qui ont assuré depuis le début à tout organisme vivant la possibilité d’agir et de réaliser son autonomie et sa survie par rapport à l’environnement (adaptation – conformité – défense de territoire – attaque – fuite – structuration – équilibre) ?

« Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent, et tant qu’on n’aura pas dit que, jusqu’ici, cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change » (Henri Laborit).

Ces mécanismes fondamentaux qui régulent dans notre système nerveux nos relations avec l’ environnement, agissent en nous le plus souvent à notre insu, instinctivement, « spontanément ». Or nous avons la possibilité de les « humaniser » en les activant consciemment et délibérément de la façon la plus évolutive et « communicative » possible. Face à des personnes apparemment hostiles ou indifférentes ou dans des situations conflictuelles, cela paraît plutôt recommandé…

Au contact des dirigeants et managers d’entreprises et à leur usage, j’ai élaboré au cours de ma pratique, à la lumière des neurosciences, des grilles de lecture opérationnelles qui s’appuient sur ces mécanismes de notre système nerveux. Elles n’ambitionnent pas de détailler les processus complexes de nos flux neurologiques (dont la connaissance s’avérerait d’ailleurs inutilisable). Mais pour nous les représenter nous avons besoin de modèles simplifiés. Encore faut-il qu’ils aient des racines profondes dans la complexité de cette réalité.

La grille de lecture ci-contre évoque en termes de communication et de développement personnel :
1° ce qui bloque notre relation avec l’environnement, avec l’autre et finalement avec nous-mêmes ;
2° ce qu’il importe de faire pour la « désinhiber« .

Les entreprises, les organisations, les équipes sont concernées au même titre que les personnes individuelles. La rubrique « POINTS DE VUE » explicite plus en détail comment cette grille de lecture peut nous permettre de mieux comprendre nos comportements et de les piloter.

Au cours des workshops et séminaires de
FORMATION” d’EchoServices, chacun peut concrètement, en rapport avec les situations qu’il vit, s’approprier des STRATÉGIES d’adaptation, d’imprégnation, de positionnement, de réduction des écarts et de restructuration de son environnement professionnel ou personnel.